Faits saillants

Kinésiologie

Selon le Conference Board du Canada, si le nombre de Canadiens inactifs était réduit de 10%, nous assisterions à une baisse de 30% de la mortalité et à une économie importante en soins de santé. On estime que plus de 2,4 milliards de dollars, soit 3,7% de tous les coûts de soins de santé, ont été attribués au coût direct du traitement de la maladie et de la maladie due à l’inactivité physique [1]. L’impact financier de la mauvaise santé représente une perte de plus de 4,3 milliards de dollars pour l’économie canadienne et les répercussions négatives de l’inactivité coûtent au système de santé 89 milliards de dollars par an au Canada [2]. Selon plusieurs études, des programmes d’exercices bien structurés et assistés, conçus et dispensés par un kinésiologue, peuvent:

  • Réduire de 40% le risque d’hypertension artérielle et de maladie cardiaque [3];
  • Réduire de 50% l’incidence du diabète de type 2 et être deux fois plus efficace que l’insuline standard dans le traitement de la maladie [4].
  • Améliorer le fonctionnement des muscles des personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de la sclérose en plaques;
  • Diminuer la dépression aussi efficacement que la thérapie pharmacologique ou comportementale; [5]
  • Réduire le risque d’accident vasculaire cérébral de 27%;
  • Réduire le risque de cancer du côlon de 60% [6];
  • Réduire de 50% la mortalité et le risque de cancer récurrent
  • Réduire de près de 40% le risque de développer la maladie d’Alzheimer par rapport aux personnes moins actives. [8]

La santé mentale

Force est de constater que la majorité des patients dépendent encore principalement des médicaments pour la gestion de la santé mentale comme la dépression ou l’anxiété, etc. Cependant, plusieurs études montrent une diminution de 26% des chances de devenir déprimé pour chaque augmentation importante de l’activité physique mesurée objectivement. Cette augmentation de l’activité physique est ce que vous pourriez voir sur votre tracker d’activité si vous remplacez 15 minutes de séance par 15 minutes de course, ou une heure de séance par une heure d’activité modérée comme la marche rapide. (École de santé publique Harvard T.H. Chan)

Plus de preuves que l’exercice peut stimuler l’humeur: courir pendant 15 minutes par jour ou marcher pendant une heure réduit le risque de dépression majeure, selon une étude récente. Si vous aimez un bon entraînement de gym, continuez. Mais si vous ne le faites pas, le simple fait de vous lever du canapé et de bouger un peu peut vous aider. Idéalement, pour prévenir la dépression, vous devriez faire au moins 15 minutes par jour d’exercice de plus grande intensité, comme la course, ou au moins une heure d’exercice de faible intensité, comme la marche ou les travaux ménagers. (École de santé publique Harvard T.H. Chan).

Avec 35 minutes supplémentaires d’activité physique chaque jour, les personnes à risque de dépression peuvent être protégées contre de futurs épisodes. «Nos résultats suggèrent fortement que, lorsqu’il s’agit de dépression, les gènes ne sont pas le destin et qu’être physiquement actif a le potentiel de neutraliser le risque supplémentaire d’épisodes futurs chez les individus génétiquement vulnérables. En moyenne, environ 35 minutes supplémentaires d’activité physique par jour peuvent aider les gens à réduire leur risque et à se protéger contre les futurs épisodes de dépression. » (École de santé publique Harvard T.H. Chan)

Les chercheurs ont découvert que les formes d’activité à haute intensité, telles que l’exercice aérobie, la danse et les appareils d’exercice, et les formes à faible intensité, y compris le yoga et les étirements, étaient liées à une diminution des risques de dépression. Dans l’ensemble, les individus pouvaient voir une réduction de 17% des chances d’un nouvel épisode de dépression pour chaque bloc d’activité supplémentaire de quatre heures par semaine. (École de santé publique Harvard T.H. Chan)

La santé mentale, c’est bien plus que d’être heureux tout le temps. Il s’agit de se sentir bien dans son identité, d’avoir un équilibre dans sa vie et de gérer les hauts et les bas de la vie. (Association canadienne pour la santé mentale)

Bon nombre de Canadiennes et de Canadiens confondent santé mentale et maladie mentale et utilisent ces notions de façon interchangeable. Cette confusion contribue à stigmatiser la maladie mentale. Elle divise les gens en deux catégories : ceux qui ont une maladie mentale, ceux qui n’en ont pas.

Lorsque les gens comprennent que nous avons TOUS une santé mentale, ils comprennent du même coup que c’est l’affaire de tous. Nous tirons tous profit de célébrer, de promouvoir et de reconnaître le rôle que joue une bonne santé mentale dans une vie saine et riche de sens.

 Démystifier la santé mentale

Selon diverses données probantes du Canada et d’autres pays à travers le monde, il existerait six caractéristiques communes à une bonne santé mentale : une conscience de soi, une raison d’être, un sentiment d’appartenance, la participation, la résilience et la capacité de profiter de la vie.

Progrès accomplis en matière de lutte à la stigmatisation

La stigmatisation liée à la maladie mentale n’est pas encore tout à fait éradiquée, mais de l’avis des Canadiens et des Canadiennes, nous serions sur la bonne voie. En effet, d’après un sondage mené en 2015i :

  • 57 % des Canadiens et des Canadiennes croient que la stigmatisation liée à la maladie mentale a diminué par rapport à 2011.
  • 81 % des gens sont plus conscients des enjeux de santé mentale comparativement à 2011.
  •  70 % croient que les attitudes face aux enjeux de santé mentale se sont améliorées depuis 2011.

Source:

[1] Based on year 2009. Jansen et al., 2012
[2] Based on year 2013.
[3] Cardiorespiratory fitness is an independent predictor of hypertension incidence among initially normotensive healthy women.Barlow CE et al. Am J Epidemiol 2006; 163:142-50.
[4] Reduction in the incidence of type 2 diabetes with lifestyle intervention or metformin. DPP Research Group. New England Journal of Medicine 2002; 346:393-403.
[5] Exercise treatment for depression: efficacy and dose response.Dunn A et al. American Journal of Preventive Medicine 2005.
[6] Physical activity and colon cancer: confounding or interaction? Medicine & Science in Sports & Exercise:June 2002 – Volume 34 – Issue 6 – pp 913-919.
[7] Physical activity and survival after breast cancer diagnosis.Holmes MD et al. JAMA 2005; 293:2479.
[8] The Role of Physical Activity in the Prevention and Management of Alzheimer’s Disease – Implications for Ontario. Ontario Brain Institute. 2013.

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